De mon côté, la curiosité m'amène à me poser des questions, sur le regard que peut avoir un instituteur sur sa longue carrière. Quand je pense que j'ai du vous connaître au tout début de votre carrière et que je vous retrouve une fois qu'elle est achevée. Vous avez le souvenir d'un môme de 12 ou 13 ans, vous retrouvez un adulte de presque 54 ans. Comment s'attache-on à ses élèves, compte tenu qu'une année est relativement éphémère, si on décompte les périodes de vacances. Et puis, se dire que chaque année, on a eu entre 25 et 30 élèves (peut être davantage ?), que 40 années durant, ça a été la même chose. Vous avez eu plus de 1.000 têtes différentes. On se souvient de ses professeurs et instituteurs, car dans la mémoire d'un enfant, c'est une autorité, une personne qu'on respecte et que l'on craint (en tout cas à mon époque...)
Je constate que vous avez enseigné dans 4 établissements différents dans cette banlieue réputée difficile. Ca devait craindre j'imagine. En tout cas ces 20 dernières années. Avez-vous toujours pu exercer votre métier dans de bonnes conditions ?
Vous allez trouver que c'est une obsession chez moi, mais aviez vous connu Mademoiselle B., durant votre temps passé à M.Aufan ?
Ca me ferait drôle de la retrouver. Chaque élève vit sa vie, mais aucun n'oublie les maîtres et maîtresses de ses jeunes années.
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Pour la note glamour de ma longue missive, il s'agit effectivement de la Julie Piétri que vous connaissez. C'est une chanteuse que j'ai redécouvert au hasard d'une fête de la musique, au Plessis-Robinson. Je suis tombé sous le charme de cette voix puissante et la gentillesse qu'elle dégage sur scène, et les dialogues avec le public.
Si bien que je suis allé écrire sur le livre d'or de son site. Fin 2005, j'ai été convié à une fête privée en son honneur. Nous avons sympathisé. De son côté elle était tombée sous le charme de mes récits (c'est tout je précise !) J'ai revu Julie à de nombreuses reprises. A des concerts officiels ou des concerts privés. Et de nouveau durant des rencontres privées. Elle est devenue une amie. C'est quelqu'un de très attachant, que j'aime beaucoup. C'est aussi ma petite s½ur du 1er mai, car elle est née le même jour que moi. Mais en 1957, elle !
Chaque fois, on se parle comme deux potes. J'oublie l'artiste, elle n'a pas son pareil pour mettre à l'aise.




