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A l'entrée les fouilles sont sévères. Quelques jours auparavant, Londres avait connu des attentats meurtriers. Je préparais tout depuis des semaines. Drame ! Je suis prié de laisser mon appareil, photo au vestiaire ! Je peste contre les mesures imbéciles de cette nouvelle direction ! De tous temps, j'ai toujours pu prendre des photos à l'Olympia, « L'ancien Olympia » ! Sans flash je comprends mal en quoi ça dérange quiconque ?
J'oublie mes déboires en faisant la queue au stand de vente de tee shirt et autres objets fétiches. Les tarifs sont les mêmes que pour C.S.&N. 30¤ le tee shirt ! VOLEURS !!!
Je rejoints ma place relativement privilégiée. Le premier rang en mezzanine. Hélas, je me situe un peu trop au milieu côté gauche. Si bien que cette situation me place par rapport aux orchestres du bas, très en recul par rapport à la scène. Facilement au niveau du 30ème rang du bas. L'avantage c'est que j'ai une vue directe sans gêne devant. Je peux même poser à la fois mon appareil photo numérique, qui a échappé au contrôle, et mon téléphone portable qui me servira à prendre à la fois des photos et de courtes vidéo. Pour en avoir fait l'expérience durant le concert d'Isaac Hayes le 1er juillet, je sais que je ne ferais pas des miracles. Les photos seront floues et mes vidéo seront essentiellement du son, avec quelques jeux de lumières sur l'écran.
La salle est comble. Les derniers arrivants se pointent un godet de bière « sans alcool ». Les temps changent... Sur scène le rideau est levé depuis bien longtemps. Ca grouille. Les techniciens vont et viennent. Les musiciens testent leurs instruments. A peine une guitare électrique est elle frôlée, qu'un son assourdissant vient faire vibrer les sièges !
Innocemment je pense que la sono va être sensiblement baissée. Il n'en sera rien, ce sera bien plus puissant par la suite !!!
En première partie, le groupe REVENGE ne parvient pas totalement à convaincre le public, qui n'attend que la prestation d'Alice Cooper.
Le leader de ce groupe français, communique beaucoup avec la salle. Sa voix nasillarde rappelle celle de Luis Rigo, l'ex Charlots. Les musiciens sont pourtant excellents. Le nom du groupe est un clin d'½il à l'album du groupe Kiss.
A un moment le chanteur « P'tit Jo » fait une parodie déguisé en Scream ou Scary Movies avec le masque blanc. Je n'ai jamais vu ces films. J'ai donc supposé que groupe devait avoir fait la musique ou l'une des chansons de l'un de ces films ?
La prestation du groupe dure une grosse demi-heure. Il est malgré tout très applaudi, mais j'entends aussi quelques sifflets...
Nous arrivons à l'entracte. Il durera un peu plus d'un quart d'heure. A 21h45 ou 50, le moment arrive enfin et c'est dans un déluge de sons et de guitares que le maître ALICE COOPER fait son entrée sur scène avec une assurance et un look d'enfer. Quel phénomène, quel fou génial, quels rituels !!!
Sur le Net on pouvait lire quelques jours plus tard, la critique suivante : REVENGE a assuré la 1ère partie de ce concert tant attendu et même si une partie du public n'a pas été totalement conquise par ce groupe qui a déjà 3 albums à son compteur, la bonne volonté des musiciens était réelle. Malgré un son hyper saturé des guitares, une voix trop nasillarde, la foi musicale de REVENGE est forte et donne à penser que le rock français veut toujours et encore survivre aux 80's et se développer. REVENGE n'a pas encore l'étoffe d'un grand groupe car il manque de sensibilité, de simplicité et d'inspiration, et sa force de frappe reste encore à démontrer. Avoir ouvert pour le grand ALICE restera à coup sûr un de leurs meilleurs souvenirs et cette demi-heure aura marqué beaucoup de monde.